Les Ecuries royales de Versailles et le musée des Carrosses

gdes-ecuries Au XVIIe siècle, les Écuries du roi de France stupéfiaient déjà les courtisans et les étrangers de passage à la cour. L'ampleur et la somptuosité de ces deux bâtiments jumeaux, avec leur plan caractéristique en fer à cheval, surpassaient bien des palais. La Petite et la Grande Écurie furent édifiées par Jules Hardouin-Mansart à partir de 1679, au moment où s'instaure la politique de magnificence du royaume, au lendemain de la victoire de la guerre de Hollande consacrant un Louis XIV parvenu «au comble de la gloire humaine». Leur dénomination ne révèle pas leurs dimensions mais leur affectation. Au nord, la Grande Ecurie a la charge des chevaux de selle qui y sont parfaitement dressés pour la chasse et la guerre. Au sud, la Petite Ecurie a le soin des voitures, des chevaux d'attelage et des montures servant à l'ordinaire.

Le Musée des carrosses occupe depuis 1985 l'une des galeries de la Grande Ecurie qui a conservé son aspect ancien avec ses lambris de chêne portant les râteliers pour le fourrage et les mangeoires. Les centaines de voitures qui à la fin de l'Ancien Régime servaient au Roi et à la cour ont été dispersé lors de la Révolution (ventes du mobilier de Versailles, guerre de Vendée, besoins des notables du gouvernement révolutionnaire). C'est Louis-Philippe qui assembla ces véritables trésors en 1837, lorsqu'il transforma le château royal en musée consacré « à toutes les gloires de la France ».

Infos complémentaires

Abritant plus de six cent chevaux indispensables aux déplacements et voyages du roi, à la guerre et à ses plaisirs comme la chasse, les Ecuries royales étaient une institution très importante : près d'un millier de personnes y travaillaient - écuyers, pages, valets de pied, cochers, palefreniers, maréchaux de forge, charrons, bourreliers, médecins, chirurgiens, aumôniers, musiciens…
ecurie-peintureAinsi entrèrent dans les collections les voitures qui présentaient un intérêt historique: les berlines du mariage de Napoléon Ier, le carrosse du sacre de Charles X ou le char funèbre de Louis XVIII , mais aussi de splendides harnais garnis de bronze doré et de passementerie de fils d'or, des chaises à porteurs et une étonnante collection de traîneaux.