Le Carrosse du Sacre de Charles X - 1825

  • Carrosse du sacre de Charles X commencé en 1814, terminé en 1825 et transformé en 1856, château de Versailles   © RMN (château de Versailles)/Daniel Arnaudet/Gérard Blot
  • Détail du carrosse du sacre de Charles X © RMN (château de Versailles)/Daniel Arnaudet/Gérard Blot
  • Détail des roues du carrosse du sacre de Charles X © RMN (château de Versailles)/Gérard Blot
  • Coquille du siège de cocher © RMN (château de Versailles)/Daniel Arnaudet/Gérard Blot
  • Arrivée du roi Charles X en procession à la cathédrale de Reims pour la cérémonie du sacre, Dormier et Lefèvre, 1825, château de Versailles © RMN (château de Versailles)/Photographe inconnu
  • Charles X (1757-1836), roi de France, en grand manteau royal, François Pascal Simon, Baron Gérard, réplique de l'original commandé en 1824, château de Versailles © RMN (château de Versailles)/ Gérard Blot
  • Entrée de Charles X à Paris, au retour de son sacre à Reims le 6 juin 1825, Louis François Lejeune,1825, Château de Versailles © RMN (château de Versailles)/ Gérard Blot
  • Entrée de Charles X à Paris, au retour de son sacre à Reims le 6 juin 1825, Louis François Lejeune,1825 (détail), Château de Versailles © RMN (château de Versailles)/ Gérard Blot
  • Entrée de Charles X à Paris, au retour de son sacre à Reims le 6 juin 1825, Louis François Lejeune,1825 (détail), Château de Versailles © RMN (château de Versailles)/ Gérard Blot
  • Entrée de Charles X à Paris, au retour de son sacre à Reims le 6 juin 1825, Louis François Lejeune,1825 (détail), Château de Versailles © RMN (château de Versailles)/ Gérard Blot
  • Entrée de Charles X à Paris, au retour de son sacre à Reims le 6 juin 1825, Louis François Lejeune,1825 (détail), Château de Versailles © RMN (château de Versailles)/ Gérard Blot
  • L'aigle impérial © EPV/ Jean-Marc Manaï
  • Détail de la garniture intérieur de l'impériale © RMN (château de Versailles)/Daniel Arnaudet/Gérard Blot


Infos complémentaires

" J’ai vu passer le Roi, j’ai vu passer les carrosses dorés du monarque qui naguère n’avait pas une monture; j’ai vu rouler ces voitures pleines de courtisans qui n’ont pas eu à défendre leur maître. Cette tourbe est allée chanter le Te Deum, et moi je suis allé voir une ruine romaine… "
Chauteaubriand, Mémoires d’Outre-tombe
Le 28 mai 1825, Charles X se fait sacrer à Reims, renouant ainsi avec les principes de la monarchie de droit divin. Cette cérémonie grandiose exigeait une voiture exceptionnelle. Dessiné dès 1814 par l’architecte Percier et commencé par le carrossier Duchesne en prévision du sacre de Louis XVIII, cette berline de gala à huit glaces a nécessité l’intervention de nombreux artisans : le sellier-carrossier Daldringen, le menuisier-carrossier Ots, le sculpteur Roguier, les bronziers Denière et Matelin, le peintre Delorme, le peintre-doreur Gautier ou encore le brodeur Delalande.

La voiture, entièrement dorée à la feuille d’or, coûta la somme exorbitante de 325 000 francs ! L’importance et la richesse des bronzes, si pesants, sont tout à fait inhabituelles pour une voiture, même d'apparat.

Le carrosse est attelé à huit chevaux ; les deux de tête sont conduits par le postillon monté sur le cheval de gauche et les six autres tenus en guides par le cocher et en bride par six garçons d'attelage à pied. Car il va au pas, en raison de son poids, du nombre de personnes qu'il transporte (en plus des occupants, quatre valets de pied sur la plate-forme arrière), et surtout de sa fonction : montrer le souverain.

L’intérieur de la voiture comprend quatre places en vis-à-vis. Il est garni de velours de soie cramoisie sur lequel s’enlève un riche décor de broderie et de passementerie en fils d’or et clinquants avec franges, cordons et torsades de fils d’or.  

En 1856, Napoléon III réutilise cette voiture pour le baptême de son fils, le prince impérial Eugène Louis Jean Joseph Napoléon. Le véhicule se pare alors des décors impériaux : N napoléonien, couronne et aigles impériales remplacent les symboles et chiffres de la monarchie.   Sur l’avant-train, sous le siège du cocher,  un aigle de bronze doré masque de ses ailes une tête de Gorgone comme un soleil royal.
Véritable chef-d’œuvre synthèse de tous les arts décoratifs, ce carrosse fut l’un des tout derniers construits en Europe et le seul conservé en France.

CARROSSIER : Daldringen
DATES : Commencée en 1814, terminée en 1825, transformée en 1856
TYPE : Berline de cérémonie à huit glaces
DIMENSIONS :  H. 4,48 m ; L. 6,70 m ; larg. 2,60 m  Poids : 4 500 kilos
EQUIPAGE : Attelage à huit chevaux, à la française ; un cocher ; un postillon, huit garçons d’attelage ; plusieurs valets de pied



Visitez l'intérieur du Carrosse du Sacre de Charles X